Charte de l’UPMO

L’ostéopathie dans son acception moderne :
  • Doit être considérée comme une partie de l’art de guérir traitant les maladies par un ensemble varié et adapté de techniques manuelles destinées essentiellement à l’appareil moteur après en avoir éliminé les contre-indications.
  • Doit s’appuyer sur les sciences médicales fondamentales et cliniques reconnues par l’ensemble de la communauté scientifique. A ce titre, elle doit être enseignée à terme au sein des Universités en collaboration avec les facultés de médecine ou à leur initiative.
  • Doit être considérée comme une pratique dont les modes d’action et l’efficacité clinique doivent être soumis à l’épreuve de la recherche fondamentale et clinique.
L’ostéopathie n’est pas :
  • Une philosophie médicale ; dans cette optique l’ostéopathie doit s’affranchir de tout concept passéiste qui fait abstraction des connaissances médicales actuelles et de toute croyance fondée sur une vision théologique de l’homme (comme c’était le cas pour son fondateur) qui nie l’évolution des connaissances
    médicales au travers des sciences expérimentales.
  • Un corpus qui recouvre l’ensemble des pathologies de l’être humain.
A propos de l’ostéopathie crânienne :
  • Faute de preuves scientifiques à ce jour, elle ne peut prétendre ni à la mobilité des os du crâne, ni à la perception de celle-ci par la main du thérapeute, ni à la physiopathologie qui découlerait de la perte de cette mobilité et à la faculté de restaurer ces mouvements dans un but thérapeutique. A fortiori, elle ne peut prétendre à aucun lien causal reliant les différents points énumérés plus haut.
  • Le mouvement respiratoire primaire (MRP, base de la théorie crânienne) correspond à une croyance en un « souffle de vie » qu’aucun argument scientifique digne de ce nom ne vient démontrer.
  • La thérapie craniosacrée est une pratique n’ayant fait l’objet d’aucune validation scientifique.
  • Néanmoins, on peut, dans l’attente d’une mise à l’épreuve par des essais comparatifs, reconnaître un intérêt clinique empirique à ces pratiques
A propos de l’ostéopathie viscérale

Il n’existe pas « d’ostéopathie viscérale » à proprement parler mais bien un ensemble de techniques manuelles susceptibles d’apporter, dans certains cas, un avantage clinique et thérapeutique.

N.B. Toute autre thérapeutique que celles définies ci-dessus ne peut être considérée comme faisant partie de l’ostéopathie même si elle est pratiquée par un ostéopathe.

En conséquences , l’enseignement de l’ostéopathie doit obligatoirement répondre aux critères suivants :
  • L’accent doit être mis sur l’enseignement des sciences fondamentales nécessaires à une pratique ostéopathique actuelle et moderne.
  • L’enseignement des actes dans les sphères crâniennes et viscérales se doit d’être critique et dépouillé de tout discours dogmatique, obscurantiste ou pseudo-scientifique.
  • De manière générale, l’enseignement de l’ostéopathie doit intégrer toute recherche validant ou invalidant les hypothèses cliniques classiquement admises.
  • La défense professionnelle de l’ostéopathie doit se fonder sur les principes énoncés dans cette lettre et en être le reflet.